Dans cette œuvre issue du Cycle Intérieur, la matière semble traverser un état de bascule. Rien n’y est totalement stable : les surfaces se chargent, s’érodent, se déposent à nouveau. Les pigments, les traces minérales et les zones d’oxydation coexistent dans une tension silencieuse entre apparition et disparition. La lumière affleure par endroits, mais elle reste retenue, comme enfouie sous les strates du temps.
La composition ne cherche pas l’équilibre immédiat. Elle conserve les marques d’un passage, d’une altération lente, d’un mouvement intérieur encore en cours. La matière ne s’effondre pas ; elle change d’état.
Deuxième volet du cycle, Ce qui se transforme occupe cet espace fragile entre ce qui demeure et ce qui s’ouvre. Un territoire de mutation, où l’ancien n’a pas totalement disparu et où le nouveau n’a pas encore pris toute sa forme.
Ici, la matière devient passage.











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